En deux générations, la viande est passée du plat du dimanche, symbole de réussite, au coupable idéal de la planète. Les deux récits sont faux.
L’ériger en trophée était absurde. La diaboliser l’est tout autant. La viande reste un aliment dense, culturel, profondément humain — pas un péché qu’on expie en commandant un burger végétal.
Le problème n’a jamais été la viande. C’est l’excès, et la manière de la produire. Manger moins, mais mieux ; produire autrement, pas produire pour produire. La vraie question n’est pas « pour ou contre », mais « quelle viande, en quelle quantité, à quel prix pour la terre ».
Tant qu’on raisonnera en slogans, on se trompera de combat.
Confrères : dans vos labos, cherchez-vous à remplacer la viande — ou à la rendre enfin raisonnable ?