On imagine la « food tech » comme des steaks sortis d’un laboratoire et des poudres aux noms imprononçables. C’est passer à côté de l’essentiel.
La technologie est dans notre assiette depuis le premier feu, la première fermentation, la première conserve. Son objectif n’a jamais changé : rendre les aliments plus sûrs, plus accessibles, plus nourrissants — sans tuer le plaisir. Tout le reste est décor.
Le problème, c’est qu’on confond innovation et spectacle. La viande cultivée à 40 € le kilo fait la une ; elle ne nourrit personne. Pendant ce temps, la vraie technologie avance en silence : densifier la nutrition, réduire le gaspillage, stabiliser un arôme, allonger une durée de vie sans additif inutile.
Ma conviction : la food tech qui durera est celle qu’on ne remarque pas. Pas celle qui se filme, celle qui se mange.
Confrères : votre dernière innovation a-t-elle servi le produit — ou le communiqué de presse ?